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  • : "L'Eternel D.ieu des Armées est mon Appui" Esaie 40:2
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  • Deborah
  • Une passion, l'amour de la musique qui exprime notre confession de foi? MAIS aussi donner le meilleur de nous-mm à tous ceux qui ont besoin d'amour, de le recevoir en le découvrant au travers de la louange au Grand D.ieu d'Israël et du monde entie
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L' ART DE LA PLUME



"On ne voit bien qu'avec le coeur,
l'essensiel est invisible aux yeux.."
St Exupéry

3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 01:15

 




Svetlana PORTNYANSKY

En souvenir d'eux....


A yiddish Mamé - Chanson culte







Le film :  "POUR SACHA" avec Sophie Marceau et Richard Berry
un film de Alexandre ARCADY
Chanson :   Yéroushalayim Shel Zahav interprétée par Ilan Zaoui




Plus loin encore dans notre mémoire : 1967
Charles Aznavour chante "Yéroushalayim"






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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:39



Source : Le Figaro.fr – Un envoi de Victor Perez
http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=13950


Aridité naturelle, pluies en constante diminution… Pour faire face, l’État hébreu recycle aujourd’hui 75 % de ses eaux usées et en 2016, il couvrira 35 % de ses besoins en dessalant l’eau de mer.


On n’a pas d’eau mais on a des idées ! Tel pourrait être le slogan d’Israël tant le pays investit depuis des années dans ce secteur alors que l’aridité est son lot depuis toujours et que les pluies n’ont cessé de décroître ces dernières années. Priorité numéro un : augmenter le volume. Usine de désalinisation, forages dans les aquifères profonds, augmentation de la pluviométrie… Il n’est pas de techniques qui n’aient été explorées.

À soixante kilomètres au sud de Tel-Aviv, Ashkelon dresse au bord de la Méditerranée sa gigantesque usine de désalinisation d’eau de mer. Lancée en 2006, elle produit quelque 100 millions de m³ par an d’eau potable «pour un prix compétitif de 0,53 dollar le m³», précise Erza Barkai, l’un des responsables de l’entreprise IDE technologie qui l’exploite. La plus grande usine au monde affiche encore les brochures même si le titre a déjà été ravi. Cette usine, au côté d’une trentaine d’autres petites structures, devrait avoir son clone dès la fin de cette année à Hadera, cette fois-ci au nord de la capitale. Cette nouvelle unité produira environ 127 millions de m³.


«En 2015, 35 % de la consommation d’eau proviendra de la désalinisation», explique Oded Distel, promoteur des nouvelles technologies au ministère de l’Industrie. Un choix imparfait compte tenu de la consommation d’énergie et des problèmes écologiques liés aux résidus (la saumure) mais indispensable : «Pour l’heure, nous ne produisons pas suffisamment d’eau au regard de la consommation, ce qui nous oblige à entamer la seule réserve du pays que représente la mer de Galilée.»

Améliorer l’efficacité du système

Dans cette quête permanente de l’or bleu, l’entreprise d’État Mekorot n’assure pas seulement la distribution de 80 % de l’eau potable du pays. Depuis de nombreuses années, elle peaufine elle aussi toutes les techniques d’accès à l’eau, notamment celles permettant d’accroître le volume de la pluie. «Avec succès, assure Adi Ilani l’un des patrons de l’entreprise. L’augmentation de la pluviométrie varie entre 13 et 18 %.»


«Nous forons également pour aller chercher l’eau dans les aquifères profonds jusqu’à 1 500 mètres sous terre», poursuit-il.


Mais pour faire face, l’État a introduit une deuxième priorité : améliorer sans cesse l’efficacité du système. «Depuis les années 1960, la consommation d’eau potable n’a pas augmenté malgré une hausse constante de la demande liée à la démographie et à l’agriculture», expliquent les représentants de l’État. Comment ? «Dans les années 1960, l’usage de l’eau potable était domestique et agricole. Aujourd’hui, les agriculteurs sont fortement incités à n’utiliser que l’eau recyclée.» Et certaines productions ont tout simplement été rayées de la carte : «Nous n’exportons plus les fameuses oranges de Jaffa et nous ne cultivons plus le coton tant ces cultures sont consommatrices d’eau», précise Oded Distel.


En recyclant 75 % de ses eaux usées, le pays est en pointe à l’échelle mondiale. En seconde position, l’Espagne affiche un taux qui ne dépasse pas 12 %… De cette volonté sont nées plusieurs entreprises, plus ou moins grandes, toutes à la recherche du système de traitement des effluents le plus performant, le moins énergivore et le moins cher. Chez Aqvise, la rotation permanente dans les cuves de traitement des eaux de centaines de petits dés de plastique sur lesquels se fixent les micro-organismes mangeurs des polluants n’est pas révolutionnaire mais plus rapide que les systèmes traditionnels tout en limitant la surface occupée. Dans le kibboutz Ein-Gev, l’entreprise Amiad propose une technique de filtration successive permettant d’arrêter des bactéries dont la taille ne dépasse pas deux microns.

Une course contre la montre


La réduction constante des fuites d’eau est une autre performance indispensable. En moyenne dans le monde, 30 % de l’eau passe par pertes et profits : défection des réseaux, branchements sauvages… Cela peut atteindre 60 % dans certaines villes. «Aujourd’hui, nous avons réussi à ramener ce taux à 10 % », précise Oded Distel persuadé qu’il existe des marges de manœuvre «pour descendre à 5 ou 6 %». Là encore, les entreprises locales sont en quête de solutions. Chez ARI, on s’attaque aux microfuites et aux robinets qui gouttent par un ingénieux système permettant d’identifier ces pertes en ligne jusque-là invisibles sur les compteurs d’eau.

Dans cette course contre la montre qui touche aujourd’hui de plus en plus de pays, Israël est bien décidé à promouvoir ses méthodes et ses techniques. Selon les Nations unies, si 20 % de la population mondiale manque aujourd’hui d’eau, ce chiffre pourrait monter à 50 % dans cinquante ans.




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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:12



EXTRAITS DU FESTIVAL

SOURCE  http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=13888




L'amour d'un instrument et de la musique qui chante sous les doigts !
Que du bonheur !























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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:34



La mer Morte, une des merveilles du monde

par André Moisan


La Mer morte est connue dans le monde entier. Lieu le plus bas de la planète, cette masse d’eau salée en plein désert a été nominée fin août dernier pour être candidate au titre de l’une des sept nouvelles merveilles du monde avec 27 autres sites dont le Grand Canyon ou îles de Galapagos en Équateur. Le résultat du vote sera publié en 2011. En attendant, voici un dossier consacré à cette merveille du monde
 
.

Qui ne connaît pas la mer Morte, du moins de nom et de renom ? 

- Une mer où l’on flotte, où l’on peut lire son journal, tranquillement assis dans l’eau. 
- Où des publicités aguichantes vous montrent des curistes heureux de se voir transformés en momies vivantes recouvertes de boue noire de la tête aux pieds ! 
- Une région où furent découverts les fameux Rouleaux de la Mer morte, parchemins écrits il y a plus de 2000 ans (Qumran, 1947), et parfaitement conservés. 
- Une région que fréquentait et appréciait déjà, la reine Cléopâtre
- Le roi Hérode y venait apaiser ses soucis politiques. Pour sa résidence d’hiver il bâtit une forteresse sur un piton rocheux surplombant la rive ouest, Massada, dernier bastion de la résistance juive aux Romains, qui se termina après deux ans de siège par le suicide collectif, en l’an 73, des quelques 900 réfugiés juifs religieux (les Zélotes) 
- Ses produits : cosmétiques, sels et boues thérapeutiques en sachets, etc.
Mais qui connaît vraiment ce « lac Asphaltite », évoqué dans la Bible, cette « Yam Ha-mélah » (la Mer salée) ainsi appelée par les Israéliens ?

Cette mer, la plus basse, la plus salée, la plus magique… Qui l’apprécie, la fréquente et l’aime pour ses bienfaits, son environnement, uniques au monde ? Sa capacité revitalisante sur le corps et l’esprit qui ne peut se vérifier par une simple visite d’un touriste de passage, ni même pas vraiment après un bref séjour de deux ou trois jours, passé dans les SPA ?
Car la mer Morte n’a pas encore livré tous ses secrets : son origine, son histoire, l’action bénéfique de ses eaux, l’influence de son environnement, de son aérosol atmosphérique naturel riche en minéraux, filtrant et relaxant, et en particulier de « son » soleil, unique au monde !
Malheureusement son avenir est menacé : la mer Morte est en voie d’assèchement, son niveau baisse tous les ans de l’ordre d’un mètre : le grand responsable, le tarissement du Jourdain, principal pourvoyeur en eau ! Des scientifiques, des écologistes, des politiques sont à son chevet, mais les diagnostics et le remède divergent ! Les solutions ont des incidences politiques, financières et internationales dans une région très sensible au plan sécuritaire…

Origine et histoire de la mer Morte
Son origine géologique (3 millions d’années) est une énigme scientifique complexe de la planète : un accident majeur des continents Africain et Asiatique, qui a créé le Rift (fossé d’effondrement africain), qui s’étend de l’Abyssinie jusqu’en Syrie, et la mer Morte se situe dans le creux de cette faille, à un niveau de 400 m au-dessous de celui des océans : C’est le point le plus bas de la terre, leNombril du Monde ! C’est donc une mer fermée, un cul-de-sac recevant l’eau de ses affluents, de ses sources intérieures (sulfureuses) ou extérieures (Ein Guédi…) et des pluies (rares), mais sans autre sortie que son évaporation intense. D’où une accumulation des minéraux charriés par ses affluents.
Il faut savoir que toute cette région est soumise depuis des siècles à des tensions en profondeur dues au glissement vers le nord de la plaque tectonique Est (Arabie-Jordanie) et celle vers le sud de la plaque Ouest (Israël), générant une séismicité importante. Des appareils de contrôle nombreux ont été installés le long de la faille pour prévenir l’imminence de tremblements de terre, en mesurant la vitesse de ce glissement tectonique : les derniers relevés indiquaient une vitesse de l’ordre de 5 mm /par an ! Les spécialistes émettent des craintes sur la probabilité d’un séisme de grande ampleur. Où et quand ? Personne ne peut le prédire, mais les Autorités sont interpelées par les scientifiques pour se préparer à y faire face.
C’est dans le relief tourmenté du sud de la mer Morte que se dresse le mont Sodome, une chaîne de près de 18 km de sel pur surmonté de blocs de sel érodés par le temps, dont l’une ressemble, avec un peu d’imagination, à la Femme de Loth, qui se retourna dans sa fuite pour voir le courroux divin se déchaîner contre les villes pécheresses de Sodome et Gomorrhe.
Enfin, avant de quitter ce chapitre, il faut préciser que la mer Morte est dominée à l’est par les monts de Moab en Jordanie, à l’ouest par la fin des monts de Judée surplombant à plus de 400 m d’altitude, soit un dénivelé de 800 m au-dessus de son niveau ! Plus au sud, c’est le début du désert du Néguev, très tourmenté et sillonné par de nombreux Wadis, dont le plus important est le Nahal Tsin, qui traverse le désert du même nom sur plus de 120 km, du sud de la mer Morte. jusqu’à Ein Avdat tout près de Sdé Boker, creusant de profonds canyons où l’on peut se baigner dans certaines conditions, faisant penser par ses falaises abruptes au Grand Canyon américain, en miniature !

L’eau de la mer Morte
Le chimiste Lavoisier publia en 1778, dans un mémoire à l’Académie des Sciences, la densité de l’eau de la mer Morte qu’il avait mesurée grâce à deux bouteilles qu’on lui apporta, était de : 1,240.
En fait, cette densité n’est pas uniforme, plus élevée en profondeur, ainsi que dans la partie sud de la mer.
En moyenne, on peut dire qu’un litre d’eau de la mer Morte contient 325 gr. de sels, alors qu’un litre d’eau de mer en contient 35 gr. environ, soit donc un rapport de 10 ! C’est ce qui permet au corps humain de flotter à sa surface, mais par contre interdit toute vie animale ou végétale : Ici, il n’y a pas de poissons !
Dans la composition chimique de l’eau, on a relevé : 
- 212 gr de Chlorures 
- 40 gr de Sodium 
- 38 gr de Magnésium 
- 16 gr de Calcium 
- 7 gr de Potassium 
- 5 gr de Brome, ainsi que des Sulfates, Sulfures d’hydrogène, Bicarbonates, Chlorite d’Aluminium, Oxyde de fer, etc.
Cette forte concentration en substances minérales, unique au monde, a une action curative reconnue, mais difficilement quantifiable bien entendu. Il a fallu attendre le XXème siècle et surtout les trois dernières décennies pour avoir des études scientifiques expérimentales sérieuses sur les propriétés bienfaisantes de l’eau de la mer Morte, en particulier par la présence du Magnésium, du Potassium, du Sodium, du Brome et du Soufre. En résumé, on peut dire que son action favorise la circulation dans les vaisseaux de la peau, la réhydrate, l’assouplit et permet une meilleure absorption des minéraux par l’organisme.
A signaler aussi que la forte densité de l’eau réduit aussi la tension musculaire sur les articulations et la descente d’organes.

Le rayonnement solaire à la mer Morte
Dire « son soleil » en évoquant les spécificités de la mer Morte semble relever du paradoxe ! Pourtant ici ce rayonnement solaire est bien particulier, et nulle part ailleurs semblable. Il faut insister sur ce point, il est capital ! Cela demande une explication un peu technique :
La lumière solaire paraît « blanche », ou plus exactement sans couleurs, alors qu’en fait elle est composée d’un spectre de couleurs associées à différentes longueurs d’ondes électromagnétiques, allant de l’infrarouge à l’ultraviolet, spectre mis en évidence dans l’arc- en-ciel où les gouttelettes de pluie jouent le rôle de prisme dont la propriété est d’étaler la lumière suivant les longueurs d’ondes la composant.
Or chaque longueur d’onde du rayonnement solaire a des effets différents en pénétrant dans la peau et l’organisme :
- Les rayons Infrarouges, de longueur d’onde plus élevée que celle du spectre visible, sont ceux qui « chauffent », donc responsables de l’élévation de la température, des « Coups de chaleur », donc de la déshydratation. 
- Par contre les rayons ultraviolets (UVA, UVB, UVC, suivant leur longueur d’ondes décroissantes), sont plus pénétrants et à forte dose plus nocifs. Ils sont responsables du « bronzage », mais aussi des brûlures de la peau, les « Coups de soleil », plus ou moins graves, allant jusqu’à provoquer des cancers (mélanomes malins). A faible dose, au contraire, ils sont bénéfiques pour la santé de la peau, unanimement reconnus par les dermatologues.
L’avantage exceptionnel de la mer Morte est que ces rayons nocifs sont filtrés à 90 %, par l’atmosphère lui-même ! 
L’explication est simple : 
- Les rayons UV traversent une épaisseur supplémentaire d’air de plus de 400m pour atteindre le niveau de la mer, épaisseur encore augmentée par l’obliquité des rayons en début et fin de journée.
- L’oxygène et l’ozone étant plus denses du fait de la pression atmosphérique absorbent davantage les UV. 
- L’évaporation intense au niveau de la mer Morte génère un véritable aérosol naturel avec la vapeur d’eau saturée en micro-gouttelettes d’eau de mer chargées de sels et de substances minérales.
D’où découle à l’évidence l’intérêt de s’exposer dans les Solariums en bordure de la mer Morte, plutôt que se réfugier à l’ombre ou dans les SPA ou les salons des hôtels !
Quelques conseils importants :
- 1) Il est impérativement conseillé de boire, de 5 à 8 litres d’eau par jour, suivant la saison, pour parer à toute déshydratation ! 

- 2) S’exposer au soleil progressivement les deux ou trois premiers jours,

- 3) Alterner bain de soleil et bain de mer (par exemple une heure de soleil et 20 à 30 minutes de mer. Après chaque bain de mer se doucher abondamment à l’eau claire.

- 4) Utiliser de l’huile hydratante après chaque bain de mer, mais pas de crèmes antisolaires faisant écran à la pénétration des rayons bénéfiques.
Pour une cure classique pour soigner le Psoriasis, il est conseillé une exposition au soleil de 3 à 6 heures par jour suivant les saisons pendant une durée de 3 semaines, et pour le Vitiligo, 4 à 5 semaines.
Les Solariums de la mer Morte possèdent un service de dermatologie, qu’il est conseillé de consulter pour un diagnostic complet et le suivi de la cure. Enfin, il faut savoir que certaines Caisses Sociales ou Complémentaires européennes peuvent prendre en charge totale ou partielle les frais de cure (séjour à l’hôtel), ainsi que certaines caisses de maladie israéliennes, sur prescription d’un dermatologue.
Les Adjuvants
Les effets bénéfiques du site sont encore améliorés par deux sortes d’adjuvants, l’un : les Bains de boue et les Bains d’eaux sulfureuses, l’autre, plutôt passif : l’environnement.

Bains de boue 
La boue de la mer Morte ou boue thérapeutique est un sédiment alluvial fortement minéralisé. Saturée de composants sulfurés et de minéraux, elle conserve bien la chaleur et peut être enduite sur le corps pour purifier la peau et soulager les douleurs arthritiques ou rhumatismales.
Pour une meilleure efficacité, la boue est chauffée et l’application peut se faire sur tout le corps allongé sur un lit, recouvert de plastique et de couvertures pour garder la chaleur, pour une durée de 20 minutes. La règle est le silence, la demi-obscurité, une musique douce et relaxante pour induire une détente complète du corps ! Une douche énergique suivie éventuellement d’un massage ! D’après Zeev Maor, chercheur spécialiste de la peau à l’Université Hébraïque de Jérusalem, la boue de la mer Morte débarrasse le corps de ses toxines, relaxe les muscles et revitalise la peau.
Bains de « Sulfure » :
De même, il existe des bains d’eaux chaudes sulfureuses dans des piscines spécialement aménagées, dont la température est maintenue, soit à 37° soit à 39° C. Un avis médical est ici demandé, et la durée du bain est strictement limitée à 20 minutes. Durant et après le bain le curiste doit boire abondamment et surtout se reposer sur un lit, bien au chaud sous des couvertures, et en silence accompagné d’une musique relaxante !
Ces bains sont recommandés pour soigner les rhumatismes, l’arthrose et les douleurs articulaires.

L’environnement 
Enfin des facteurs psychologiques très importants interviennent le bien-être éprouvé par les curistes à la mer Morte : le dépaysement, la beauté du site, le climat chaud et sec, l’air plus riche en oxygène (+ 8 %), sans allergènes, la qualité des installations hôtelières et balnéaires, tout cela concourt à une profonde sensation d’euphorie. Un signe qui ne trompe pas, c’est l’appétit !

En résumé 
Si la mer Morte est renommée mondialement pour son efficacité à soigner le Psoriasis, il n’en reste pas moins que bien d’autres affections y trouvent remède, ou amélioration :
Les neuro-dermites, le vitiligo, certains rhumatismes, les troubles circulatoires, les problèmes articulaires, les rééducations fonctionnelles. En pneumologie, on soigne l’asthme, les sinusites, la mucoviscidose.
Le Dr Harari de l’USCMM (Unité de soins climatiques de la mer Morte), relève également les indications suivantes : Les états de fatigue (en particulier pour les sportifs compétiteurs, les personnes âgées ou convalescentes), les états dépressifs chroniques (et plus généralement le stress et le surmenage), les remises en forme !

L’Avenir menacé d’une mer
L’eau de la mer Morte s’évapore de plus en plus rapidement chaque année : 18 cm ont disparu pour le seul mois d’août, alors qu’en juillet, 19 cm s’étaient déjà évaporés.
Conséquence : le niveau de la mer se trouve actuellement à 422 m en-dessous du niveau des océans. Son niveau a baissé de 25 m ces 33 dernières années et de 10 m en dix ans !
Cette baisse de niveau n’existe pour l’instant que dans la partie nord de la mer, la plus importante en réserve d’eau (longueur 50 km, profondeur de 300 à 400 m). La partie sud, peu profonde (quelques mètres), séparée de celle du nord par une bande de terrain, a conduit les Services techniques de la mer Morte à maintenir son niveau constant, par un pompage de l’eau de la partie nord vers la partie sud, où se trouvent concentrées les infrastructures hôtelières et balnéaires (site d’Ein Bokek), et, plus au sud, celles industrielles d’extraction des minéraux, qui sans cet apport d’eau seraient complètement asséchées.
Une autre conséquence de cette baisse de niveau, est la formation de cratères (bolaïm) sur les terrains en bordure du rivage, découverts par le retrait de la mer : le sel des poches souterraines est dissous peu à peu par les eaux de pluie et disparaît, entrainé vers la mer créant ainsi un vide à l’origine de ces bolaïm.

Yehuda Cohen (kibboutz Ein Guedi) raconte : « Nos champs sont troués comme un gruyère, nous avons perdu 1000 arbres. Les anciennes poches de sel que les eaux souterraines ont emporté vers le lac ont provoqué l’effondrement du sol engloutissant tout ce qui se trouve en surface (arbres, maisons, routes, poteaux électriques…). Des grillages et des panneaux signalent le danger. On compte désormais plus de 3000 cratères, mais recenser tous les endroits dangereux coûte cher. Il y a eu des cas de chutes graves, même si ce genre d’accidents reste rare » En tout état de cause, le niveau de la partie sud maintenu constant (région d’Ein Bokek), ce phénomène de cratères ne devrait pas se produire !
Conscients depuis longtemps de la gravité des problèmes dus à l’assèchement de la mer Morte, les gouvernements de la région se sont heurtés à des problèmes qui relèvent autant de la politique et du financement que de la technique, sans parler de l’écologie.
Un projet d’amenée par un canal (le Canal de la paix) de l’eau de la Mer Rouge vers la mer Morte. est en cours d’étude de faisabilité. Ce canal de 200 km profiterait du dénivelé de plus de 400 m depuis le Golfe d’Aqaba, pouvant produire de l’électricité suffisante pour alimenter une usine de dessalement, ce qui exige beaucoup d’énergie. Les riverains, Jordaniens, Israéliens et Palestiniens profiteraient ainsi d’un apport non négligeable d’eau potable qui leur manque cruellement dans cette région. 
La Banque mondiale a été sollicitée mais on parle d’une somme de 15 milliards de $, à investir ! Le projet devrait être présenté en 2011.

La situation politique actuelle permettra-t-elle de prendre une décision rapidement ? Il est permis d’en douter. D’autant que de nombreux écologistes craignent des incidences graves surl’écosystème, tant à la prise d’eau dans le Golfe d’Aqaba, que sur la mer Morte elle-même.
Les scientifiques évoquent aussi la fragilité du terrain traversé, l’Arava, zone à haute séismicité.
Pour toutes ces raisons, les écologistes ont exigé que des études alternatives au projet du canal mer Rouge – mer Morte soient aussi examinées.
Aujourd’hui, il est donc bien difficile de connaître la solution qui sera adoptée, encore moins le délai de réalisation, avant que la mer Morte ne devienne une petite flaque d’une saumure hyper-salée.
L’eau est un grave problème planétaire, et n’a-t-on pas dit qu’ici, au Proche Orient, il pourrait dégénérer en « casus belli » ?

Cependant, il ne faudrait peut-être pas céder au pessimisme. Ben Gurion ne disait-il pas qu’en Israël, celui qui ne croit pas au miracle, n’est pas réaliste ! Quand on constate la force de la symbolique de l’eau qui traverse toute l’histoire biblique, on est frappé par sa portée spirituelle, intimement liée à sa « nature physique » : les fleuves de la Genèse qui arrosent les jardins d’Eden, le Déluge purificateur, Moïse frappant le rocher : « et l’eau en sortira et le peuple boira », la source duGuihôn « qui jaillit » d’où son nom, d’une roche de la paroi occidentale de la vallée du Cédron, eau détournée vers la piscine de Siloé à l’intérieur des remparts par le creusement d’un tunnel (Ezéchias), et aussi dans le Nouveau Testament, l’eau Baptismale, l’eau changée en vin à Cana, l’eau vive de la Samaritaine…

C’est pourquoi, en guise de conclusion, je livre à la méditation du lecteur un extrait du texte d’Ezéchiel (47, 1-10) : « … Il me fait ensuite venir vers l’entrée du Temple ; regardez, de l’eau coule de sous le seuil du Temple, à l’est – la façade du Temple est en effet tournée vers l’est. […] Quand l’homme sort à l’est, le cordeau à la main, il mesure mille coudées. Il me fait traverser l’eau : l’eau me monte aux chevilles. Il mesure encore mille coudées et me fait traverser l’eau : l’eau me monte aux genoux. Il mesure encore mille coudées et me fait traverser : l’eau me monte aux reins. Il mesure encore mille coudées et c’est un torrent impossible à traverser : l’eau a grossi, c’est une eau où il faudrait nager, un torrent infranchissable.

« Vois-tu cela, fils d’adam ? » me dit-il. Il me fait aller et venir au bord du torrent. Et quand il me ramène, regardez, il y a au bord du torrent quantité d’arbres sur les deux rives. « Cette eau, me dit-il, s’en va vers le district oriental, elle descend dans la Arava et coule vers la mer. En se jetant dans la mer, l’eau est assainie. Alors, tout ce qui pullule de vivant va vivre là où passe le torrent. Le poisson sera très abondant car cette eau est arrivée là-bas : la mer est assainie, tout vit là où passe le torrent. Il y a des pêcheurs au bord de cette eau ; d’Ein-Guédi à Ein-Eglaïm, la zone est un séchoir à filets ; on y trouvera autant d’espèces de poissons que dans la Grande mer. Mais ses marais et ses lagunes ne seront pas assainis : ils seront là pour donner du sel. Au bord du torrent, sur les deux rives, pousseront toutes sortes d’arbres fruitiers ; leur feuillage ne se flétrira pas, leurs fruits ne s’épuiseront pas. Ils donneront chaque mois de nouveaux fruits car l’eau sort du sanctuaire : les fruits serviront de nourriture et le feuillage de remède… »


Photos : André Moisan
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