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  • Une passion, l'amour de la musique qui exprime notre confession de foi? MAIS aussi donner le meilleur de nous-mm à tous ceux qui ont besoin d'amour, de le recevoir en le découvrant au travers de la louange au Grand D.ieu d'Israël et du monde entie
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L' ART DE LA PLUME



"On ne voit bien qu'avec le coeur,
l'essensiel est invisible aux yeux.."
St Exupéry

17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:57

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Israël envoie un hôpital de campagne et une équipe de secours à Haïti

jeudi 14 janvier 2010, par Jean-Marie Allafort


Israël se joint aux efforts de la communauté internationale pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre en Haïti. Déjà une équipe du ministère israélien des Affaires étrangères, composée de 7 membres, est en route pour la capitale Port-au-Prince afin de préparer l’arrivée des secours dans le pays dévasté par le séisme. A cause l’effondrement des communications dans la région, Israël a coordonné en partie son aide humanitaire avec les Etats-Unis et l’ambassade d’Israël à Washington a participé activement aux préparatifs.


En soirée, un avion affrété par la compagnie El Al s’envolera pour Haïti avec à son bord une équipe de secours de Tsahal spécialisée dans la recherche des personnes disparues sous les décombres et une équipe médicale avec un important matériel en vue de monter un hôpital de campagne le plus rapidement possible. La délégation israélienne est composée de 220 personnes dont une quarantaine de médecins. L’hôpital de campagne pourra soigner près de 500 personnes par jour. Il comprendra une unité de soins intensifs, deux salles d’opération, une pharmacie et un labo radio.


A de nombreuses reprises lors de catastrophes de ce type, Israël a envoyé des secours dans les régions sinistrées comme ce fut le cas lors du tremblement de terre en Turquie en 1999. L’équipe de secours de la Défense passive est particulièrement entraînée pour repérer d’éventuels survivants sous les décombres. Une équipe de policiers spécialisés dans l’identification des corps va se joindre aux membres de la délégation.


Selon le ministère des Affaires étrangères, 8 Israéliens résidant à Haïti ne sont toujours pas entrés en communication avec leurs proches ou les autorités consulaires israéliennes. Israël n’a pas d’ambassade à Haïti.


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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:48

Ancien4.jpg Le Sceau Messianique

Suite... 2ème partie  de l'Article d'Antoinette BREMOND



Diversité, unité

Chaque assemblée messianique est autonome et a son caractère propre. Pourtant, malgré cette diversité, on peut tout de même parler du « mouvement messianique d’Israël ». Dans certaines villes, Jérusalem, Haïfa, Tel Aviv en particulier, des assemblées se retrouvent régulièrement plusieurs fois par an à l’occasion d’une fête pour louer ensemble, ou d’une crise politique, pour intercéder. D’autre part, des messianiques de diverses congrégations s’engagent ensemble dans les actions sociales, pour la musique ou pour le témoignage.


Depuis 1981 les pasteurs messianiques ont senti le besoin de se rencontrer. Une Conférence Nationale des pasteurs et anciens a lieu trois fois par an. Malgré quelques essais, aucune déclaration commune n’a pu être élaborée et aucune autorité centrale ne représente ce mouvement à l’échelon national. Des retraites spirituelles régionales et nationales organisées régulièrement semblent le mieux répondre aux besoins des leaders. Dès 2003, que cela soit en Galilée ou à Jérusalem, les pasteurs arabes évangéliques y sont également conviés. De même, les cadres des assemblées russes et amhariques restés pendant quelques années à l’écart à cause de la langue, se joignent actuellement aux retraites des pasteurs de langue hébraïque. Depuis 2001, une retraite bisannuelle de 3 à 4 jours dans le Néguev organisée au niveau national groupe 50 à 70 participants. Ils sont là pour écouter ensemble le Seigneur.

En 1997 les leaders messianiques israéliens créent leur propre réseau informatique permettant des relations et informations rapides intercommunautaires.


La musique

La louange ayant une place primordiale dans les assemblées, il fallait composer ou traduire des cantiques. En 1957 fut publié un livre de chants « Chir hadash » (un chant nouveau) avec 200 chants et hymnes dont la majorité était des cantiques évangéliques, souvent très beaux, traduits en hébreu. En 1976 un autre livre est publié avec 400 chants dont des Negro spirituals, des chants du renouveau charismatique et des assemblées messianiques d’Amérique. Tous traduits, bien sûr, en hébreu. Mais, très vite, apparurent des chants composés en hébreu, plus populaires et simples : quelques versets bibliques répétés. C’était plus facile à chanter pour les nouveaux immigrants. La guitare fit son entrée.


Dès 1979 les compositeurs messianiques israéliens organisent un congrès de musiciens messianiques, leur permettant de se faire entendre. Les meilleurs chants sont retenus et édités en livrets. En 1997 est publié un livre de chants messianiques, dont la plupart des paroles sont tirées de la Bible. Certains chants reprennent des prières juives du sidour (livre de prière).

Actuellement de jeunes compositeurs préfèrent souvent écrire des paroles de leur cru, exprimant leur foi, leur joie, leur amour pour Yeshoua. La musique très rythmée reste cependant souvent pauvre. « Allons-nous un jour, nous les Israéliens, écrire des hymnes, des symphonies, des oratorios, des œuvres qui tiennent la rampe ? » se demande David Loden, un des premiers musiciens messianiques d’Israël.

Depuis trois ans, accompagnée de batteries, de guitares électriques, et d’un piano, une chorale messianique, composée de jeunes et de quelques anciens, tous israéliens, se produit à Jérusalem. La salle est comble, et l’enthousiasme très israélien encourage ces jeunes artistes.


L’opposition

Du point de vue juridique les assemblées messianiques sont des associations déclarées (amouta). En général, leur présence est acceptée. Pourtant l’opposition existe.

Les messianiques sont accusés par certaines autorités juives d’être missionnaires. Il leur est reproché dans un document ratifié par les leaders des quatre dénominations juives (conservateurs, orthodoxes, libéraux et réformés) d’être « en conflit radical avec les intérêts communautaires et la destinée du peuple juif » et d’afficher un « judaïsme qui n’en n’est pas », ce qui leur permet « d’essayer de convertir leurs anciens coreligionnaires ».

Une loi fut votée en 1977 pour freiner ce mouvement. Interdiction d’évangéliser des mineurs et de proposer une aide matérielle en vue d’inciter à la conversion. Le reste est légal.

En 1997 et 1998, deux nouvelles lois anti-missionnaires plus incisives sont présentées à la Knesset. Elles n’ont pas de suite. Il faut dire que beaucoup de ce que l’on raconte et répète sur ces « missionnaires », tenant souvent plus du mythe et du préjugé, est aujourd’hui sans fondement, sauf pour quelques rares exceptions.


L’organisation Yad Leahim (la main tendue aux frères) qui reçoit des subsides gouvernementaux pour son activé caritative, a un département anti-missionnaire très organisé et efficace. Découvrir les messianiques, les menacer et attirer parfois contre eux la haine des voisins, des patrons, des propriétaires et même des directeurs d’école. Dans certains cas extrêmes, les enfants « dépistés » doivent quitter l’établissement scolaire où les parents les avaient inscrits, et des adultes perdent leur travail, simplement à cause de leur foi. Depuis la naissance du mouvement messianique, des pasteurs en particulier ont été menacés et du matériel a été abîmé. Des graffitis ou posters avec la photo du « messianique » du quartier sont affichés : « Danger ». Certaines salles de culte ont été incendiées. Mais cela reste exceptionnel. Citons en particulier la communauté d’Arad harcelée par le groupe orthodoxe des Hassidim de Gour ces dernières années, et ses membres insultés publiquement.


Cette « haine profonde » qui apparaît dans certaines couches de la population n’a en fait rien d’étonnant tant la peur de se voir « ravir » des frères est latente. Peut-on penser que cette peur s’enracine dans une longue histoire de persécution et de conversions forcées ?

Un messianique, très discret, ayant été obligé de déménager avec sa famille, me disait : « Pourtant, je n’ai rien fait de mal. Je n’ai rien à cacher. J’ai simplement rencontré le Messie d’Israël ». On pense à ce que Jésus disait à ses disciples : « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (Lc.21.17).


Quelques exemples récents :


-  En avril, le tribunal local de Jérusalem avait accordé à une association messianique le droit de restaurer l’intérieur d’une maison lui appartenant depuis 20 ans et lui servant de lieu de réunion et d’activités caritatives en collaboration avec certains habitants du quartier. Mais le Conseil du quartier Rehavia de Jérusalem, mobilisé par une association anti-messianique et soutenu par le Parti national religieux, prit peur. Craignant l’influence que pourrait avoir ces messianiques sur le voisinage, sur les enfants en particulier, il a fait signer une pétition adressée à la Cour suprême pour arrêter les travaux en cours.


-  L’atmosphère anti-messianique a culminé dans un attentat terroriste à Ariel, le 20 mars, contre un pasteur et sa famille, ayant failli coûter la vie au plus jeune fils de 16 ans grièvement atteint. L’enquête n’avance pas malgré la caméra installée devant la maison à cause des menaces. Etouffer cette affaire serait très grave, ouvrant la porte à d’autres attentats.


-  Quelques rabbins ont essayé de boycotter le concours international de la Bible qui a lieu comme chaque année le jour de l’Indépendance. En effet, Yad Leahim avait découvert que l’une des quatre candidats ayant été sélectionnés par un concours préliminaire était une juive messianique de 17 ans. Pour ces rabbins, soutenus par les deux grands rabbins d’Israël, elle n’est donc plus juive et ne peut représenter Israël à ce concours. Mais du point de vue juridique, a déclaré le ministère de l’Education, elle est juive.

Le concours a donc eu lieu avec tous les candidats sélectionnés. Une jeune Israélienne de 15 ans a gagné le concours.

Pourtant, si en 1986 ma maîtresse d’oulpan disait : « les Juifs messianiques, cela ne doit pas exister », le climat actuel est différent. La population laïque en particulier est plus ouverte à la diversité de croyance. Dans la presse et la télévision on parle parfois favorablement de ces messianiques, de loyaux citoyens.


Jerusalem Institute of Justice (J.I.J)

Un jeune avocat messianique a créé et dirige cet Institut dont le nom suffit pour dire son but. Se référant à la Cour suprême d’Israël, cet Institut veut permettre entr’autres à tout Juif de trouver sa place en Israël, et cela quelle que soit sa foi.


Depuis deux ans et demi, douze Juifs messianiques auxquels le ministère de l’Intérieur refusait le droit de citoyenneté selon la Loi du Retour avaient demandé l’aide juridique au bureau d’avocats en lien avec J.I.J.
En avril 2008, cet Institut eut gain de cause : une décision fut promulguée par la Cour suprême stipulant que, selon la loi, « être juif messianique n’empêche personne d’être citoyen d’Israël selon la Loi du Retour ». Une décision très attendue.


J.I.J

lutte pour permettre à la communauté juive messianique d’être reconnue comme étant simplement l’un des divers mouvements du monde juif. Cet Institut mène aussi d’autres combats, contre la pauvreté par exemple.


Le moshav Yad Hashemona

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Yad Hashemona

En 1974 Seppo Raulu, finlandais, reçoit de Golda Meir le droit d’installer un moshav sur l’une de collines jouxtant Abou Gosh. Il vient avec quelques Finlandais bâtir un mémorial pour honorer la mémoire de 8 Juifs autrichiens réfugiés en Finlande et expulsés vers Auschwitz. C’est Yad Hashemona ( mémorial pour les huit ). Ces Finlandais protestants, venus pour aider Israël, y créent une entreprise de menuiserie. Les meubles et infrastructures communes affichent un pur style scandinave.

En 1989 trois Juifs messianiques israéliens se joignent à ces Finlandais.

Peu à peu des Juifs messianiques remplacent les pionniers finlandais. En 2008, sur les 15 membres fondateurs, seules 4 Finlandaises sont encore là. Ce village messianique se compose actuellement de 15 familles et de 8 célibataires : 38 membres et une quarantaine d’enfants. Tous ont la nationalité israélienne acquise parfois par le mariage. Une vingtaine de volontaires internationaux partagent leur vie et leur travail.

Ces dernières années, ce moshav s’est transformé en un centre touristique, avec maisons d’hôtes, salles de conférences et restaurant strictement cacher permettant des cérémonies religieuses, mariages, bar-mitzva, anniversaires... toutes tendances confondues.


En 2000, le moshav inaugure son « village biblique » permettant de découvrir les conditions de vie et de travail de l’époque biblique. Une foule de visiteurs israéliens viennent le visiter et souvent prendre un repas. Certains redoutent l’influence de ces messianiques. Mais pour Yad Hashemona la visite de ce musée biblique n’a rien à voir avec une velléité missionnaire. Le moshav dit aspirer à une cohabitation harmonieuse et vouloir trouver sa place dans la société israélienne. Sur ce point, son intégration semble parfaitement réussie.


Comme beaucoup de villages communautaires, Yad Hashemona est actuellement en cours de privatisation. Cet été, les 38 membres toucheront la totalité de leur salaire.


Conclusion

Ce mouvement est-il devenu un pont entre les Juifs et les chrétiens comme le désiraient ses précurseurs ? Il est temps que nous, les chrétiens, soyons attentifs à cette réalité nouvelle - mais à la réflexion plutôt ancienne - de l’existence de Juifs ayant rencontré le Ressuscité, Jésus Messie d’Israël, sans perdre pour autant leur judéité. Et qu’ils puissent compter sur notre solidarité et notre prière.


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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:18



Article de Antoinette BREMOND (elle vit en Israël depuis très longtemps)


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Un sujet brûlant pour tous. Et pourtant, puisqu’ils existent, il faut en parler. Des Juifs qui croient que Jésus est le Messie d’Israël, et qui, tout en continuant à se dire juifs et tout en partageant la foi chrétienne, ne veulent pas « changer de religion ». Situation difficile car, pour les autorités rabbiniques, ils ne sont plus juifs, et pour les chrétiens des Églises traditionnelles...sont-ils vraiment chrétiens ? Et pourquoi ne sont-ils pas tout simplement catholiques, protestants ou orthodoxes ? Parfois ce qui semble « tout simple » devient problématique ! S’il n’y avait pas eu de Juifs pour reconnaître dans le Juif Jésus le Messie d’Israël, il n’y aurait jamais eu de chrétiens, de pagano-chrétiens. Il a fallu ces Juifs vivant il y a 2000 ans en Galilée pour dire : « Celui de qui il est écrit dans la loi de Moïse et dans les Prophètes, nous l’avons trouvé. C’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth ». (Jean 1.45). Quoi d’étonnant à ce que quelques Juifs d’aujourd’hui, et qui plus est en Israël, le découvrent, le reconnaissent comme Messie d’Israël et désirent en parler autour d’eux ? Avant, on parlait de judéo-chrétiens, maintenant ils s’appellent Juifs messianiques.
 

Histoire

Si, pendant le premier siècle de notre ère, les judéo-chrétiens appelés nazaréens puis chrétiens, faisaient partie de cette multiplicité de facettes du judaïsme de l’époque, très vite, ils furent exclus des synagogues. En effet après la destruction du Temple en 70 les pharisiens éliminèrent toutes les « sectes » juives.

Pendant les siècles qui suivirent, les Juifs embrassant la foi chrétienne s’intègrent à l’Église des nations perdant ainsi leur identité juive, aussi bien pour la synagogue que pour l’Église. « Tu n’es plus juif, tu es chrétien, tu as changé de religion ». Cette réalité est toujours actuelle dans le peuple juif : « Un Juif qui se convertit à une autre religion rompt ipso facto son appartenance à notre peuple » disait le 20 octobre 1998 le Grand Rabbin Samuel Sirat.

Pour l’Église il en était de même. Elle désirait établir une distinction nette entre Israël et l’Église. Par exemple au Synode de Nicée II (730), il fut décidé que toute expression de la foi juive serait bannie de l’Église : la circoncision, le shabbat, les fêtes juives. Il y a encore une cinquantaine d’années, un Juif, pour être baptisé, devait abjurer son judaïsme.

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Christ Church - Jérusalem

C’est alors qu’en Angleterre, des chrétiens d’origine juive, pour se différencier des chrétiens des nations, fondent en 1813 les Benei Abraham, une association de Juifs chrétiens. Puis, en 1865 l’Union chrétienne hébraïque voit le jour, formée de Juifs qui, de par leur origine et leur foi en Jésus Messie d’Israël, se considèrent comme les successeurs des premiers disciples. En 1866 ces deux associations se groupent et forment l’Alliance chrétienne hébraïque. Après la Grande-Bretagne, c’est aux États-unis que se crée en 1915 l’Alliance chrétienne hébraïque américaine avec cette même vision de grouper les chrétiens d’origine juive et d’annoncer le Messie aux Juifs. En 1930 ces deux alliances se fédèrent en une Alliance chrétienne hébraïque internationale. Ses membres se distinguent des chrétiens par leur pratique proche du judaïsme. En 1939 ils sont environ 100 000 groupés dans des assemblées autonomes nombreuses surtout aux États-unis. Ces Juifs hébraïques vont peu à peu se faire appeler Juifs messianiques. Ce terme marque à la fois la spécificité des croyants issus du judaïsme et leur désir de souligner la continuité sans rupture avec leur origine. Ils ne se considèrent pas comme des Juifs convertis, mais des Juifs accomplis ou des Juifs croyants.


En 1965 cette alliance deviendra l’Alliance Internationale des Juifs Messianiques (IJMA). Très attentifs aux prophéties et à leur réalisation dans l’histoire contemporaine, ces Juifs messianiques voient dans la création de l’État d’Israël en 1948, le retour des exilés, la victoire israélienne de 1967 et la réunification de Jérusalem comme un « signe des temps » (Lc 21,24) annonçant la seconde venue du Messie.

Le groupe le plus connu, quoique minoritaire et très controversé, les « Juifs pour Jésus » agit dans deux directions : aider les chrétiens à retrouver l’origine de leur foi et annoncer aux Juifs le Messie.
En France, l’Alliance messianique française compte quelques centaines de membres.


En Israël

En 1948, arrivait en Israël un ancien médecin colonial, juif de naissance, Zeev Koffsmann. Pendant son mandat en Côte d’Ivoire, au contact de l’église pentecôtiste, il avait, avec sa femme, reconnu Jésus comme le Messie d’Israël, tout en se considérant toujours juif à part entière. Révoqué de son poste par les autorités de Vichy pendant le deuxième guerre mondiale, il se sent poussé à venir en Israël et à y fonder une assemblée messianique : « L’assemblée messianique a quitté Jérusalem en 70 avec le peuple juif au moment de l’exil et y est revenu avec le peuple en 1948 » disait-il. C’est à lui qu’on doit le mot messianique pour caractériser les Juifs croyant en Jésus.

En 1950 il fonde l’Assemblée messianique d’Israël, qui deviendra l’Assemblée messianique de Jérusalem, désirant ainsi faire revivre l’Église primitive en rendant à la foi chrétienne sa véritable origine et son style de vie juif. Zeev pensait que les Juifs messianique seraient dans l’avenir un pont entre le judaïsme et le christianisme. Jésus-Christ y est nommé selon son nom hébreu : Yeshoua Hamashiah.


D’autres assemblées naissent dans le pays, formées au départ par des immigrants d’Europe en particulier. En 1973 on compte sept assemblées en Israël avec environ 1000 membres, juifs et non-juifs. En 1986, ils sont 3000, mais c’est surtout dans les années 1990 que ce mouvement grandit grâce à l’arrivée des immigrants de l’ancienne URSS. En 1999, environ 5000 messianiques se regroupent dans 69 assemblées et 12 groupes de maison. A Jérusalem, en 1986, il n’y avait que l’assemblée messianique fondée par Koffsmann, rue des Prophètes. En 2008, il y en a une vingtaine sans compter les groupes de maison. Combien en Israël ? C’est difficile à dire, tant ces assemblées sont fluctuantes, se divisant ou se joignant entre elles. On parle actuellement de 6000 à 10 000 messianiques dans le pays.


Profil des assemblées

Les assemblées comptent entre 20 et 250 membres. Chacune est indépendante, a son propre profil, son histoire, sa vision, ses pasteurs et sa théologie. Pourtant, tout en étant très variées, elles ont des traits communs aussi bien dans leurs théologies, leur prière que dans leurs pratiques. Toutes mettent l’accent sur la seconde venue du Messie. Et, en cela, dans cette attente fervente de la rédemption, elles sont proches de certains courants du judaïsme. Toutes (ou presque) ont adopté le calendrier juif, se réunissant le shabbat, parfois le vendredi soir à l’entrée du shabbat. Toutes célèbrent les fêtes de pèlerinage, Pessah, Shavouot et Souccot, fêtes où le Dieu d’Israël intervient dans l’histoire de son peuple. Pour eux, Jésus est venu accomplir ces fêtes : c’est à Pessah, fête de la sortie d’Égypte, que Jésus est mort et ressuscité ; c’est à Shavouot, fête du don de la Tora, que le Saint Esprit est descendu sur les apôtres ; et pour certains, Souccot est l’époque de la naissance de Jésus. Certaines fêtes chrétiennes ont donc changé de date et d’autres ne sont pas célébrées. Ont également leur place les autres fêtes du calendrier : Pourim, Hanouca, la fête de l’Indépendance ...


Toutes ces assemblées se sentent très concernées par la situation politique du pays, suppliant Dieu pour que sa volonté soit faite. Les prophéties, interprétées de façon littérale, donnent le ton à leur intercession pour le pays. Les garçons sont circoncis et une cérémonie particulière est organisée lors de leur Bar Mitzva, soit au Mur soit dans le lieu de culte. Que chaque enfant se sente juif et israélien à part entière. La plupart des assemblées se déroulent en hébreu, avec très souvent des traductions simultanées en russe, anglais, parfois allemand et français. Il faut dire que dans la majorité de ces assemblées les nouveaux immigrants ne possèdent pas suffisamment l’hébreu et qu’il y a souvent des visiteurs étrangers.


Pour tous, l’Écriture Sainte comprend le Tanakh (Ancien Testament) et le Nouveau Testament, la Bible étant pour eux tout entière juive et Parole de Dieu. Ils célèbrent la Sainte Cène en général une fois par mois. Le baptême est proposé aux adultes ayant adhéré au Messie. Il se pratique par immersion comme dans l’Église primitive. On ne trouve jamais de croix dans leurs lieux de culte, par contre une ménora, l’étoile de David, parfois un schofar, des bannières avec des versets bibliques en hébreu... ou même le drapeau d’Israël. Le déroulement du culte est sensiblement le même : une heure de louange, souvent la lecture d’une partie du texte de la synagogue, le sermon d’une heure, prière et témoignages. Le Shema, la bénédiction des Cohanim, mais aussi le Notre Père y ont leur place. Les femmes ne prêchent pas. Il y a également un service pour les enfants. Tous les messianiques mettent l’accent sur l’importance du témoignage : « Nous l’avons trouvé ».


Des différences

- Certaines assemblées voulant s’identifier d’avantage au judaïsme ont, dans leur lieu de culte, le rouleau de la Tora et suivent partiellement la liturgie de la synagogue. Certains revêtent la kippa et le châle de prière. Mais leur lieu de culte ne s’appelle pas « synagogue » et leurs pasteurs « rabbins » comme aux États-unis. Les membres de ces assemblées pratiquent certaines lois juives : la kashrout, le respect du shabbat ...


- Les assemblées charismatiques donnant beaucoup d’importance aux dons de l’Esprit selon les Actes des Apôtres se regroupent parfois pour des temps de louange ou d’intercession. D’autres sont opposées à ce mouvement. Cette friction entre les charismatiques et les non charismatiques fait penser au différend entre les Hassidiques et les « Mitnagdim » (opposants).

- Des assemblées messianiques russes ont été créées dans les années 90 par des Juifs de Russie déjà évangéliques ou pentecôtistes dans leur pays d’origine. Ces assemblées conservent souvent leur style évangélique. La moitié de leurs membres actuels était déjà chrétienne avant de venir en Israël. Mais on retrouve également beaucoup de Juifs de Russie dans les assemblées hébraïques.


- Les assemblées éthiopiennes. De même, parmi les nouveaux immigrants d’Éthiopie, plusieurs étaient attachés à des églises évangéliques en Éthiopie. Ils créent donc des congrégations leur permettant de continuer à prier en amharique. Les jeunes préfèrent se joindre à des assemblées hébraïques.


- Quelques assemblées prient en anglais.


Les lieux de culte

Les cultes ont lieu dans des appartements ou salles privées généralement en location, rarement dans une église. Citons par exemple l’assemblée de « l’Agneau sur le mont Sion » tenant ses réunions dans l’Église anglicane de Christ Church à Jérusalem. Certaines assemblées ont acheté ou construit. Signalons « le Pavillon », grande salle de 700 places, achetée par l’assemblée King of king au centre ville de Jérusalem, au rez de chaussée d’un bâtiment de 14 étages. La même communauté possède également le quatorzième étage, lieu de prière où se succèdent les intercesseurs d’Israël et de toutes les nations.


La relève
Avec la deuxième et la troisième génération de messianiques, ce mouvement devient de plus en plus israélien. On parle hébreu sans accent étranger, et ces jeunes adultes s’impliquent dans la société. On les retrouve à l’armée, à l’université, et dans tous les secteurs professionnels même s’ils restent une infime minorité. Certains participent à des associations israéliennes d’aide humanitaire. Pour lutter contre l’avortement, ils ont lancé l’association « Pro Life » et se mobilisent pour aider les femmes en difficulté. Ces jeunes parlent très simplement et librement de leur foi.


Les pasteurs

Les premiers pasteurs de ces assemblées étaient pour la plupart des nouveaux immigrants d’Amérique, de Russie, de France ou d’Éthiopie. Beaucoup avait reçu une formation biblique dans l’une ou l’autre école évangélique de leur pays. Dans les années 80, quelques écoles bibliques sont créées en Israël.


Citons :
-  Beit Emmanuel Study à Jaffa jusqu’en 89

-  Le centre Caspari à Jérusalem avec son programme Telem donnant un cour mensuel sur un an en hébreu pour préparer au ministère pastoral. Les élèves arabes chrétiens sont les bienvenus.

-  Le « Messianic Midrasha » créé en 1993 par un pasteur israélien avec un enseignement biblique, archéologique, de la littérature rabbinique et de la théologie pratique.

-  I.C.B, (Israel College of the Bible), la seule institution académique messianique avec ses trois lieux, Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa. Elle donne ses cours en hébreu, anglais et amharique.

-  Plusieurs assemblées organisent régulièrement des cours de formation pour leurs membres. Il est certain que la formation théologique et pratique des cadres messianiques israéliens n’en est qu’à ses débuts.

Quelques nouveaux pasteurs, ayant étudié la pensée rabbinique et la lecture juive des Écritures désirent ouvrir leur assemblée à cette approche juive de la Parole. Tout bouge dans ce mouvement.


Suite de l'article sur la page 2



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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 00:33

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Harel Skaat représentera Israël au concours Eurovision 2010

 

29 decembre 2009

Le jeune chanteur Harel Skaat a été choisi pour représenter Israël au concours de la chanson 2010 de l’Eurovision, qui aura lieu en mai en Norvège. Skaat a été nommé mardi par une commission spéciale de l’office de radiodiffusion.

 

Skaat a obtenu la seconde place de la 2eme saison de la compétition israélienne « Une étoile est née » (Kokhav Nolad), derrière Maya Buskila. C’est lui qui a été officiellement choisi par la commission, qui l’avait déjà sélectionné en 2009, mais à l’époque il n’avait pas pu participer à cause d’un différend avec son producteur.

 

La 1ère place de l’Eurovision 2009 a été remportée par le Norvégien Alexander Rybak, qui a fait gagner à son pays l’honneur d’accueillir le 55e concours international. Ce dernier aura lieu du 25 au 29 mai au Telenor Arena de Bærum (comté d’Akershus).

 

La chanson qu’interprétera Skaat sera choisie par les spectateurs d’une émission spéciale de la 2eme chaîne de télévision, au cours de laquelle seront présentées un certain nombre d’options, comme pour l’Eurovision 2009.

 

Le manager de Skaat a déclaré à Ynet, le site du journal Yediot Aharonot : « Nous sommes très heureux de la décision de l’office de radiodiffusion et émus de représenter Israël pour le concours Eurovision de la chanson 2010. Maintenant, nous nous lançons dans la sélection de chansons et commençons le travail de préparation à l’Eurovision. Nous ferons tout pour faire honneur à Israël et à l’Europe. »

 

Skaat est un chanteur de 28 ans d’origine yéménite. Ses talents musicaux se sont manifestés dès son plus jeune âge. A six ans, il a gagné un concours de chansons à Kfar Saba, puis il est apparu dans un épisode de l’émission pour enfants « Parpar Ne’hmad ». Après avoir servi dans la chorale de l’armée, Skaat a étudié à l’école Beit Zvi de l’art du spectacle. Il a commencé à chanter dans l’émission « Kokhav Nolad » en 2004 et est rapidement devenu l’un des favoris tant des juges que du public. Il a sorti deux albums : Harel Skaat (album de platine vendu à plus de 48 000 exemplaires) en 2006 et Images en 2009.



Ecouter un extrait d'une chanson d'Harel Skaat



Bonne chance à Lui pour ce concours !




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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 00:25


Le gouvernement a annoncé le dimanche 3 janvier dernier un certain nombre de propositions  afin de développer la langue hébraïque. Notamment l’anniversaire d’Eliezer Ben-Yehuda, connu comme celui qui a fait revivre l’hébreu, a été annoncé comme « journée nationale de l’hébreu ».

 


eliezer ben yehouda







Source Ambassade d'Israël en France

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:43




lehem-hahaim11La pensée messianique du jour

Le Pain de Vie
bread

L’Eternel, le Seul Vrai Dieu, est mon Berger

Dimanche 10 janvier 2010


« L’Eternel est mon Berger » le Psaume 23 est l’un des plus connus de toute la bible. Si quelqu’un n’a que peu de mémoire pour mémoriser les versets de la Bible, ce psaume reste quand même celui qui est mémorisé par le plus grand nombre de croyants juifs et non juifs.


« 1 Cantique de David. L’Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
2  Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
3  Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.
4  Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ta houlette et ton bâton me rassurent.
5  Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde.
6  Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours ». (Psaume 23 :1-6)


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Ce psaume montre un amour incroyable : celui du Seigneur pour ses brebis. Et nous sommes ses brebis, les brebis qu’Il mène vers des verts pâturages. Si l’une d’entre ses brebis s’éloigne sans la protection du Bon Berger, sa perdition est assurée car le loup rode autour du troupeau cherchant qui il dévorera. Ce psaume montre aussi l’importance du troupeau où toutes les brebis suivent le Bon Berger. Beaucoup de croyants ne réalisent pas les conséquences du fait de quitter un troupeau, si mauvais soit-il car le loup n’attaque jamais un troupeau où sont serrées les unes contres les autres toutes les brebis. Les brebis sentent toujours mauvais. Elles représentent chaque croyant, des pécheurs graciés qui sont bons, mauvais, petits, grands, agréables,  doux, méchants, honnêtes, hypocrites, sanctifiés ou manquant de consécration. C’est ça le troupeau. Un troupeau de brebis saintes n’existe pas.  C’est le psaume détaillé en 6 versets, 6 le chiffre des hommes pécheurs justifiés par grâce et l’on sait que seul le Bon Berger est Saint. Si le Bon Berger a choisi des brebis comme propriété, c’est à cause du caractère docile et soumis des brebis et des agneaux.


Dans un musée des religions, un guide athée fit un jour une remarque aux visiteurs présents "Remarquez ici chers visiteurs, toutes les représentations des différentes religions du monde : on voit Bouddha en pleine méditation, en train de s'introspecter sur lui-même, Krishna une divinité indoue réclamant des présents pour lui-même, Allah réclamant du sang et des guerres et le meurtre des infidèles pour lui-même. Puis, plus loin, le guide poursuivit en montrant du doigt un tableau représentant un berger lacéré, blessé sur toute la surface de son corps, en train de ramener une brebis qui était égarée et qui était tombée dan sun fossé rempli de ronces et d'épines. Voilà dit le guide, parmi toutes les religions, la seule qui représente un Dieu qui ne pense pas à lui-même mais qui pense à sa brebis blessée et égarée"!!


Un psaume est un cantique Mizmor  מזמור (n m) une mélodie, un chant. Ce mot vient de la racine primaire zamar זמר où l’idée est de « frapper avec les doigts », « célébrer des louanges », « frapper sur des instruments », faire retentir, chanter ou parler en paroles coupées, comptées et mesurées), chanter des louanges, faire de la musique, jouer d’un instrument de musique, jouer. "De David. Béni soit l’Eternel, mon rocher, Qui exerce mes mains au combat, mes doigts à la bataille" (Psaumes 144:1). "Exercer ses mains au combat" signifie : Exercer l'autorité contre les puissances, recevoir instruction, apprendre la Parole de Dieu et exercer ses doigts à la bataille implique de combattre en saisissant en détail les promesses de Dieu dans la prière. La bataille "Milhamah" donne le sens de guerre, bataille, combat, expédition, victoire, guerrier, soldat, assaillant, ennemi, combattant, militaire, armes, combattre, assiéger, attaquer. C'est cela que produit entre autres le chant de louange de l'enfant de Dieu. Le combat implique de posséder des armes (
Ephésiens 6:10-20), d'assiéger l'ennemi, de l'attaquer de front comme un guerrier fidèle. Gloire à Dieu !


Une deuxième signification donnée par l’hébreu est celle de « tailler », « élaguer », et dans la forme Niphal : « être taillé » et l’on sait d’ailleurs que le sens de la première lettre de zamar זמר est zaiyn : la hache.
Si nous sommes assimilés à des brebis devant être guidés par le bâton et la houlette du Seigneur, nous devons aussi être « taillés » pour porter encore plus de fruits.
Le cantique indique dans sa forme grammaticale le sens de frapper un instrument de musique comme le fait le Berger avec son bâton pour guider la brebis là où Il veut. La lettre racine trilittère hache du mot « zayin » est adoucie par une lettre « Mem » מ le mot cantique commence donc non avec le Zayin ז brutal mais avec le mem מ des eaux de la Vie du Seigneur Yeshoua Hamashiah qui a dit « Venez à moi vous qui avez soif »


Cette lettre est très riche et selon Albert Soued, « cette septième lettre de l'alphabet, la lettre Zayin se prononce entre les dents ». (LES SYMBOLES DANS LA BIBLE - LE SENS CACHÉ DES LETTRES HÉBRAÏQUES
http://soued.chez.com/lettres%207.htm). Albert Soued poursuit « Constituée de deux lignes parallèles, son dessin d'origine a évolué en intégrant un lien entre ces deux lignes qui ne se rejoignaient pas. Zayin est dérivé du signe vav, le crochet de la couronne se prolongeant vers le bas, à droite. Ce signe ressemble à un sceptre, une épée, une décoration ou une boucle d'oreille.

Les différents sens du mot « zayin » sont liés à l'armure et à la parure qui donnent comme dérivés l'épée, le couteau, l'outil, l'apparat, mais aussi le fard, le sexe et la prostitution. Zayin est le secret de l'union du couple zoug (zayin-waw-ghimel), celui de l'accomplissement de la sexualité, dans toute sa plénitude. Dans le récit de la Genèse apparaît au verset 11 du premier chapitre le mot « zéraa », la semence, zayin-resh-a'yin: cette semence végétale nourrit l'homme. Mais la semence de l'homme peut soit concourir au projet divin d'union ou le mener vers l'autre côté, le domaine non divin, celui des puissances démoniaques. Associée à la lettre Hé, Zayin donne le mot « ceci », comme si on désignait du doigt la chose. De même, la splendeur est le « zohar », zayin-hé-resh, ou « ceci est la tête, la montagne »: Zayin montre du doigt la lumière splendide de l'aurore qui perce l'obscurité de la nuit.

« Zman », zayin-mém-noun, est le temps, ou « ceci est la manne » ou « ceci est la question », l'interrogation: Zayin montre du doigt la création du temps par le questionnement. La valeur du signe Zayin est sept. Sept est la dernière phase de la création, celle de la création du temps, à travers le shabbat. Quand les eaux se sont séparées, le firmament est apparu progressivement, selon sept niveaux.


David quant à lui, signifie « bien aimé », est le plus jeune fils d’Isaï et le second roi d’Israël : s’écrit soit avec les 3 lettres דוד Dalet « porte » – Vav « Clou » - Dalet « porte » ou דויד Dalet « porte » – Vav « Clou » - Yod « Main » - Dalet « porte ». Le mot David vient d'une racine de deux doubles "dalet" (doubles portes) דד enserrant le clou de la crucifixion.


Cette racine hébraïque a aussi un sens curieux de bouillir (on pourrait penser à la marmite où a été cuit dans l'épreuve le Messie), bien-aimé, oncle, amour, parent, amant, frère du père, cousin, celui qui est aimé, l’amour, les amours, plaisir.



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Berger roéh - raah
רעה est une racine primaire de « faire paître, nourrir, conduire, diriger, berger, bergère, être lié, dépouiller, pâture, pâturage, se plaire, rassemblé, se repaître, briser, pasteur, chef, gouverner, soigner, nourrir  la forme active simple utilisée (Qal) indique le fait de soigner, de donner la pâture, d’être berger, de gouverner, d’enseigner, de diriger le peuple comme un troupeau (fig), bouvier (personne surveillant les troupeaux), nourrir, paître Israël comme troupeau (fig),  « s’associer avec » « être un ami de », (Piel) être un ami en particulier. Il faut remarquer que les chiens de garde (voir illustration) et les brebis sont tous de même hauteur devant le berger.


Non seulement ce Berger veut guider son troupeau de manière énergique avec l’autorité d’un homme qui ne veut en perdre aucune de ces brebis rebelles qui sont prêtes à filer, Il veut aussi s’associer avec nous, Il veut être notre ami en particulier !


Lorsque nous déclarons ne manquer de rien, le mot haser חסר  qui est une racine primaire de diminuer, manquer, besoins, inférieur, priver, faire défaut, enlever, être sans, être privé, la forme biblique hiphil  ne précise pas si le besoin n’est pas causé par nous-mêmes « être la cause d’un manque » !!


Nous nous mettons nous-même dans des situations comme cette petite brebis rebelle qui cause un problème pour elle-même, un manque, une privation, un défaut, quelque chose qui nous est enlevé et dont nous en sommes privés.

Et le Bon Berger, lorsqu'il va à notre rencontre, ne revient jamais sans séquelles : son sang a coulé, il a été blessé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur LUI, et ses par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Esaïe 53)


AMEN ! 

Beth Yeshoua

Jacques Sobieski

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:13


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bonannee



" Vis le jour d'aujourd'hui,
D.ieu te le donne, il est à toi.
Vis-le en Lui.

Le jour de demain est à D.ieu
Il ne t'appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d'aujourd’hui.
Demain est à D.ieu,
remets-le lui.

Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu le charges des regrets d'hier,
de l'inquiétude de demain,
la passerelle cède
et tu perds pied.

Le passé ? D.ieu le pardonne.
L'avenir ? D.ieu le donne.
Vis le jour d'aujourd'hui
en communion avec Lui.

Et s'il y a lieu de t'inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité. "
 

(Odette Prévost,  petite Soeur de Charles de Foucauld)





BONNE ANNEE

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 22:51



Découverte de la plus ancienne inscription hébraïque

[Dimanche 10/01/2010 16:55]

 


ECRITURE



 

Un nouvel échantillon d’écriture hébraïque ancienne déchiffrée par un professeur du département d’études bibliques de l’université de Haïfa apporte de nouvelles informations sur la période à laquelle furent écrits les livres des Prophètes. Le Professeur Gershon Galil a réussi à lire une inscription datant du 10e siècle avant l’ère commune (l’époque du règne du roi David) et à prouver qu’il s’agissait du plus vieux échantillon d’hébreu ancien jamais découvert.

L’intérêt de cette inscription c’est qu’elle prouve qu’au moins une partie des écritures bibliques ont été composées des années avant les estimations de la critique biblique moderne et que le royaume d’Israël existait déjà à cette époque. Jusqu’à présent, les chercheurs estimaient que la plupart des livres de la Bible avaient été écrits en 300 avant l’ère commune. Les chercheurs affirment en effet que la Bible a été écrite immédiatement après le développement de l’écriture hébraïque. Or, on a maintenant une preuve qu’une forme d’écriture hébraïque existait déjà en 1 000 avant l’ère commune. Ainsi, la Bible ou du moins une partie a été écrite à une période proche de celle-ci.

L’inscription elle-même est écrite à l’encre au dos d’un fragment de poterie en forme de trapèze de 15×16,5 cm. Elle a été découverte il y a un an et demi au cours de fouilles effectuées par le Professeur Yossef Garfinkel près de la vallée de la Elah au sud de Jérusalem et à l’ouest de Hévron.


ECRITURE2


C’est le Professeur Galil qui a réussi à prouver qu’il s’agissait bien d’hébreu ancien et non d’un autre langage sémitique, en fondant son argumentation sur l’utilisation de verbes exclusivement utilisés par l’hébreu. En outre, le texte fait allusion à un contenu spécifique à la culture hébraïque et non adopté par les autres cultures de la région à l’époque.


« Ce texte est une déclaration sociale portant sur les esclaves, les veuves et les orphelins. Il fait usage de verbes caractéristiques de l’hébreu, tels « assah » (faire) et « avad » (travailler), qui étaient rarement utilisés dans les autres langages de la région. En outre, plusieurs des mots qui apparaissent dans le texte n’étaient que rarement utilisés dans les autres langages. Le mot « almana » (veuve) par exemple est spécifique à l’hébreu et il est écrit différemment dans les autres langages locaux. Le texte lui-même présente une situation inconnue des autres cultures de la région. L’inscription évoque des questions sociales semblables à celles qu’on trouve dans les prophéties de la Bible et différentes de celles écrites par les autres cultures, qui glorifient leurs dieux et pensent à leurs besoins physiques et non à ceux des veuves et des orphelins », explique le Professeur.


Le texte encourage le roi à s’impliquer davantage dans l’amélioration de la société et à aider les veuves, les orphelins et les étrangers. Il y avait donc déjà des étrangers à cette époque au sein de la société israélienne. L’inscription rappelle les passages suivant de la Bible : Isaïe 1:17, Psaumes 72:3, Exode 23:3, etc. mais n’est pas la copie d’un texte biblique.


Le texte déchiffré :
[…………………………………]
1′ ’l t‘ś w‘bd ’[t ….…]
2′ špt [‘]b[d] w’lm[n] špt yt[m]
3′ [w]gr [r]b ‘ll rb [d]l w
4′ ’[l]mn šqm ybd mlk
5′ ’[b]yn [w]‘bd šk gr t[mk]

[……………………………………………………]
1′ vous ne devriez pas faire [cela], mais adorez l’ [Eternel].
2′ Jugez l’escla[ve] et la veu[ve] / Jugez l’orphe[lin]
3′ [et] l’étranger. [Pl]aidez pour l’enfant / plaidez pour le pau[vre et]
4′ la veuve. Réhabilitez [le pauvre] aux yeux du roi.
5′ Protégez le pau[vre et] l’esclave / [soute]nez l’étranger.



par Yael Ancri


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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:07



yeshua-20mur.jpg

Il y a ceux qui comprennent et ne font aucun amalgame avec le système catholique,
et ceux qui n'ont pas encore compris que Yeshoua n'a jamais enseigné
au monde les dogmes du catholicisme !
La foi vivante messianique n'exprime que l'amour pour son Rabbi Yeshua !
Le Rabbi Juif !

En voici une preuve vivante parmi son peuple en Israël !



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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 00:44




"D.ieu qui connaît toutes choses, nous aide dans nos faiblesses..."




Je vous invite à visionner cette vidéo !
De précieux conseils et encouragements vous aideront
à faire encore un bout de chemin,
alors que vous pensez n'avoir plus d'espoir ....


ALLIANCES.jpg



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